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Dans ce blog, je publie régulièrement des textes (garantis sans IA...) sur des sujets d'actualité. J'en reprends certains en anglais.

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Les juges d’appel ont trouvé une solution élégante : confirmer la gravité des faits reprochés à Marine Le Pen tout en lui laissant la responsabilité de sa candidature. En effet, l’argument selon lequel la justice ne doit pas s’immiscer dans le processus électoral ne tient pas face à l’ampleur des agissements: l’État de droit exige que tous, élus ou non, répondent de leurs actes. Mais, en évitant de trancher entre Le Pen et Bardella, les magistrats ont déjoué les accusations d'ingérence dans la vie démocratique.


Marine Le Pen, février 2025, auteur : Vox España, licence Creative Commons CC0 1.0 Universal Public Domain Dedication.
Marine Le Pen, février 2025, auteur : Vox España, licence Creative Commons CC0 1.0 Universal Public Domain Dedication.

Les juges en charge de l’appel de Marine Le Pen ont été habiles. Ils ne déjugent pas leurs collègues de première instance, en confirmant que les faits sont graves et avérés, mais ils renvoient à l’intéressée la décision de se présenter ou non à l’élection, puisqu’elle ne sera pas inéligible. Je n’ai jamais compris l’argument selon lequel il n’appartiendrait pas aux juges de décider qui peut ou non se présenter à l’élection présidentielle, car il ne peut pas s’appliquer en l’espèce. S’il s’agissait de juger un acte un tant soit peu politique, comme une déclaration pénalement répréhensible ou un usage abusif de certains privilèges dus aux élus, s’il était question d’un délit mineur, il conviendrait en effet que les juges fassent preuve de retenue, et ne s’ingèrent pas dans un processus électoral de première importance. Mais, en l’occurrence, il s’agit d’un système de détournement des moyens financiers du Parlement européen organisé à l’échelle industrielle. Des millions d’euros ont été soustraits par Marine Le Pen et ses co-inculpés, avec une effronterie sidérante. Dans ces circonstances, les juges devaient appliquer le droit. Car, sinon, que faudrait-il faire si un candidat potentiel à la Présidence assassinait son voisin ou cambriolait une banque ? Le blanchir au motif qu’il n’appartient pas aux juges de peser sur l’issue d’un scrutin ? Peut-on attribuer une immunité totale et par anticipation à tous les candidats à une élection ? Revient-il aux électeurs d’absoudre les crimes d’un justiciable dans les urnes ?

 

L’État de droit est fondé sur l’idée que chacun, modeste ou puissant, simple citoyen ou élu, doit respecter les mêmes règles. La seule limite est l’immunité qui est accordée à certains élus pour les actes qui relèvent de leur mandat, afin d’éviter que le pouvoir judiciaire n’entrave leur action ou que des affaires soient montées contre eux pour les évincer ou les neutraliser. Mme Le Pen savait parfaitement les risques qu’elle prenait en organisant le détournement massif des fonds du Parlement européen. Elle a fait employer des dizaines de personnes par cette institution, alors qu’elles ne s’occupaient pas de ses activités et, pour certaines, ne faisaient rien du tout. Elle connaissait aussi les risques qu’elle prenait en usant de tous les artifices pour repousser, encore et encore, le jugement qui la concernait, jusqu’à la rendre potentiellement inéligible en 2027.

 

Les juges d’appel ont été subtils. Ils ne peuvent pas inventer des immunités qui n’existent pas, mais ne peuvent pas non plus faire abstraction du contexte politique dans lequel ils prennent leurs décisions. Ils ont donc refusé de trancher la compétition entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Désormais, il revient au duo de décider si la première doit faire campagne, bracelet électronique à la cheville, ou si le second doit la remplacer. Les électeurs du RN ne pourront pas reprocher à de supposés juges « rouges » d’avoir arrêté le scénario de la présidentielle. A vrai dire, si ces juges étaient vraiment rouges, et s’il existait un acharnement de la justice contre le RN, les deux candidats auraient été empêchés. Les magistrats auraient pu confirmer la peine prononcée en première instance à l'égard de Marine Le Pen. Ils auraient aussi pu faire du zèle à l'endroit de Jordan Bardella qui a, de notoriété publique, bénéficié d’un emploi fictif dans l’affaire qui vaut ses ennuis à son aînée, et abusé plus que de raison des moyens et de la patience du Parlement européen pour administrer son parti et préparer sa candidature à la présidentielle.

 

Olivier Costa

Post repris par le think-tank Telos le 29 juin 2026


La canicule de juin 2026 a révélé une France divisée face à la climatisation. Entre ceux qui y voient une hérésie écologique, à bannir pour éviter d’aggraver la situation, et ceux qui la considèrent comme un équipement nécessaire, qui manque cruellement aux populations les plus vulnérables, le débat s’envenime. Et si la climatisation n’était ni une trahison ni une solution miracle, mais simplement un outil parmi d’autres pour s’adapter à un climat déjà bouleversé ?



Alerte Météo France, 22 juin 2026
Alerte Météo France, 22 juin 2026

 


La canicule, nouvelle normalité ?


Le mois de juin 2026 marquera un tournant historique dans la perception collective du dérèglement climatique en France. Mardi 23 juin, seul 1,2% de la surface terrestre connaissait des températures plus élevées qu’en France, et la majorité du pays était en alerte canicule maximale. Les interrogations sur notre capacité à vivre dans un monde où 40° ou 42°C deviennent une norme estivale se répandent dans l’espace public.


Depuis le début de la deuxième canicule de 2026, les pouvoirs publics, encore marqués par le fiasco de 2003, prennent de multiples initiatives : recommandations aux populations, report des épreuves du bac, mise à disposition de lieux climatisés pour les personnes fragiles, fermetures de certains services publics, horaires d’ouverture étendus pour les piscines… Les critiques pleuvent et le RN est en embuscade : il coordonne l’action de ses troupes sur le terrain pour lancer une guérilla contre les équipes municipales. Là où le périscolaire ferme, on dénonce l’injuste sort fait aux parents qui travaillent et aux enfants qui doivent rester dans des appartement surchauffés ; là où il reste ouvert, on dénonce l’incurie des édiles qui exposent les plus jeunes à des chaleurs insupportables dans des bâtiments mal conçus.


Le journaliste climato-sceptique Pascal Praud, tête de proue des médias de Vincent Bolloré, explique chaque jour sur CNews et Europe 1 qu’il ne s’agit que d’une vague de chaleur, et que l’été, il fait toujours chaud. En réponse, une pétition, qui rencontre un large succès, réclame la suppression de la climatisation sur le plateau de CNews… La SNCF annule de nombreux trains, en raison de l’inadaptation du matériel roulant ou des voies aux fortes chaleurs, et son PDG, Jean Castex, affirme maladroitement que c’est un bien pour un mal, puisque les passagers éconduits évitent ainsi un éventuel coup de chaud dans le train… Sur les réseaux sociaux, les citoyens s’indignent que l’on accepte avec fatalité que la température avoisine les 40° dans les chambres d’hôpital, les crèches, les EHPAD et les écoles : pourquoi n’a-t-on pas anticipé cette situation ?


A gauche, on dénonce l’incurie des élus de droite qui n’ont pas pris au sérieux le dérèglement climatique et les enjeux de la décarbonation de l’économie, et on s’indigne de leur prétention à climatiser massivement les bâtiments publics, qui se heurterait à des contraintes budgétaires et ne ferait qu’amplifier la crise climatique. A droite, on estime que l’action isolée de la France ne peut avoir aucun effet sur le climat, et on raille le dogmatisme des élus de gauche qui refusent de climatiser les écoles, les EHPAD et les hôpitaux. Pour les uns, la climatisation incarne une capitulation face à l’urgence écologique, un symbole de notre incapacité à repenser notre rapport au confort et à l’énergie, une provocation des individualistes qui aspirent à vivre comme des Californiens et refusent le moindre effort pour le salut de la collectivité et des écosystèmes. Pour les autres, elle représente un impératif sanitaire, une réponse nécessaire à une réalité déjà bien installée : celle d’un climat qui nous force à adapter nos modes de vie, sous peine de mettre en danger les plus fragiles et de dégrader à l’excès la qualité de vie de chacun.

 


Écologie ou confort, une fausse opposition


Le débat sur la climatisation est, comme bien d’autres en France, plutôt pauvre. Il est accaparé, d’une part, par des écologistes véhéments, qui considèrent que les partisans de la climatisation sont des criminels en puissance, des ennemis de la planète et du peuple, et des climatosceptiques, et de l’autre, par des conservateurs cassants qui affirment que vivre dans une maison climatisée ne va pas provoquer la fin du monde, que les Français seraient stupides s’ils étaient les seuls à s’interdire ce confort essentiel, et que les écologistes veulent nous ramener au temps des cavernes. Si l’on fait abstraction des prises de position les plus caricaturales et des arguments faciles, on constate que la question est complexe.


Les opposants à la climatisation soulignent qu’elle contribue à aggraver le problème qu’elle est censée résoudre en consommant d’énormes quantités d’électricité, et qu’elle participe à la formation des îlots de chaleur urbains par l’énergie que dégagent les machines. D’autres solutions – telles que la plantation de grands arbres, l’isolation des logements, l’adaptation de l’architecture, la végétalisation des toitures… – sont donc préférables. En outre, dans les pays où le mix énergétique reste dépendant des énergies fossiles, la climatisation alimente indirectement le réchauffement climatique. En France, où l’électricité provient massivement du nucléaire et de l’hydroélectricité, ce n’est pas le cas, mais lors des épisodes de canicule certains réacteurs font face à des problèmes de refroidissement et la pénurie d’eau pénalise la production des barrages. Le risque de pannes géantes, que l’on a connues en Californie ou en Espagne, est donc réel.


À cela s’ajoute une dimension sociale et éthique. La climatisation reste le privilège d’une minorité de la population mondiale, alors que ses effets négatifs – pollution, pression sur les réseaux électriques, dérèglement climatique – sont partagés par tous. Dans un contexte de crise sociale et environnementale, comment justifier que certains puissent se protéger de la chaleur tandis que d’autres en subissent durement les conséquences ? La climatisation véhicule aussi des clichés déplaisants : celui des centres commerciaux où le blizzard règne en plein été, des stades climatisés de la Coupe du Monde de football du Qatar, de ces privilégiés qui passent de leur maison climatisée à leur bureau climatisé au volant de leur SUV climatisé, et n’envisagent de verser une goutte de transpiration que le soir venu, dans leur salle de sport climatisée… Mais les canicules ne sont pas un simple inconfort que refusent les nantis : elles sont une menace vitale. En 2022, plus de 60 000 décès en Europe étaient directement attribuables à la chaleur, selon une étude publiée dans The Lancet. Les personnes âgées, les nourrissons, les malades chroniques ou encore les travailleurs de force figurent parmi les premières victimes de ces épisodes. Dans ce contexte, la climatisation n’est plus un luxe, mais un moyen de protéger les plus vulnérables. Par ailleurs, des études ont montré qu’au-delà de 26°C, la productivité au travail chute de 10 à 15 % : dans une économie de plus en plus dépendante du télétravail et des activités tertiaires, la climatisation peut ainsi devenir un levier de résilience économique dans un contexte international de plus en plus tendu. Enfin, le réchauffement climatique est déjà une réalité : même si nous parvenions, par un effort collectif sans précédent, à le limiter à +1,5°C d’ici la fin du siècle, les étés caniculaires sont appelés à devenir la norme.

 


La climatisation, tabou ou solution ?


Comme pour bien des technologies, le vrai problème n’est pas la climatisation en elle-même, mais la manière dont elle est utilisée. Elle n’est pas nécessairement une cause majeure du réchauffement climatique, mais peut au contraire être une réponse à ses effets. Par ailleurs, avoir recours à la climatisation ne revient pas à nier l’existence de ce changement et à renoncer à y apporter des solutions. La bannir par principe sans proposer d’alternatives, ce serait comme interdire les parapluies en espérant que cela fasse cesser la pluie…


Il y a encore vingt ans, une canicule à 40°C était un événement exceptionnel en France, qui ne justifiait pas que l’on climatise les bâtiments, publics et privés. Aujourd’hui, elle est devenue une probabilité estivale récurrente : refuser de s’adapter à cette nouvelle donne, c’est nier la réalité et mettre en danger les populations. Il ne faut pas renoncer à lutter contre le dérèglement climatique, mais reconnaître que certaines adaptations sont nécessaires, le temps que les solutions structurelles – transition énergétique, rénovation des logements, transformation des villes – se mettent en place. À court terme, la climatisation permet de sauver des vies et de maintenir une qualité de vie acceptable pour les personnes les plus fragiles. À moyen et long terme, elle pourrait devenir obsolète dans de certains cas, si les bâtiments et les villes sont conçus pour être naturellement résilients face à la chaleur.


Il ne s’agit pas de choisir entre climatisation et écologie, mais d’en faire une composante d’une stratégie plus large de lutte contre le réchauffement climatique. Pour cela, il est d’abord essentiel de décarboner la production d’électricité. Si les climatiseurs fonctionnent à l’énergie renouvelable, leur impact environnemental sera considérablement réduit. Ainsi, la climatisation en autoconsommation pour les particuliers et entreprises équipés de panneaux photovoltaïques est une solution raisonnable, puisque la production électrique est maximale lorsque les besoins de climatisation sont les plus forts et qu’EDF n’est plus intéressé par le rachat d’électricité. En outre, les rejets de chaleur des climatiseurs en zone pavillonnaire ou industrielle sont négligeables – ce qui n’est pas le cas des climatiseurs individuels accrochés en grappes aux façades des immeubles de logement collectif.

Ensuite, il faut améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments. Une architecture prenant en compte cet enjeu, une bonne isolation, une ventilation naturelle optimisée, l’utilisation de matériaux à changement de phase, la végétalisation des façades et des toitures… sont autant de solutions qui peuvent réduire de manière significative les besoins en climatisation. On peut s’inspirer en la matière de l’expérience de pays tiers. A Singapour, par exemple, où la climatisation est la norme et l’habitat très dense, les pouvoirs publics ont beaucoup fait pour la végétalisation des bâtiments, le développement de systèmes de refroidissement par eau de mer, l’utilisation de peintures réfléchissantes et le développement de réseaux de froid urbain. Pour les bâtiments anciens, les pouvoirs publics doivent encourager les travaux d’isolation ou l’installation de systèmes passifs par des subventions et réductions d’impôts. Lorsque la climatisation s’avère indispensable, il faut en réguler l’installation, en interdisant les modèles les plus énergivores, et imposer un audit thermique préalable, afin de s’assurer que les solutions passives ont été explorées et que le projet est efficace. Il faut aussi privilégier les systèmes collectifs plutôt qu’individuels.


Enfin, il faut sensibiliser les populations. Des campagnes d’information sur les bonnes pratiques peuvent contribuer à réduire significativement la consommation énergétique liée à la climatisation pour éviter que ne s’installe, comme aux Etats-Unis, l’idée qu’il convient que les commerces, bureaux et transports en commun soient uniformément climatisés à 18°C. L’éducation aux enjeux du confort thermique et de l’adaptation au changement climatique est cruciale pour ancrer ces réflexes.

 


Climatiseurs en façade, 2012. Licence Creative Commons, auteur: zeevveez
Climatiseurs en façade, 2012. Licence Creative Commons, auteur: zeevveez

Vers une société « clim-responsable » ?


La question n’est donc pas de savoir si nous allons climatiser, mais comment nous allons le faire. Plusieurs scénarios sont possibles en la matière. Le premier, celui d’une climatisation réservée aux élites, est la réalité dans laquelle nous vivons, qui nourrit fortement les critiques à l’endroit de la climatisation et les tensions sociales. Dans de nombreux pays, et en France, seuls les plus riches peuvent se permettre de climatiser leur logement ou leur bureau, tandis que le reste de la population doit subir la chaleur, à domicile et au travail. Le deuxième scenario, celui d’une climatisation généralisée et non régulée, est un scénario-catastrophe, car les ressources énergétiques et les capacités du réseau électrique ne permettraient pas de répondre à une demande aussi massive ; les blackouts deviendraient alors inévitables les jours de grande chaleur. Le troisième scénario est celui d’une climatisation raisonnée et sobre, pilotée par les pouvoirs publics. Il permettrait de concilier trois objectifs : la santé et le confort thermique de chacun ; une certaine équité au sein de la société ; et la préservation de l’environnement et des ressources énergétiques.


La climatisation n’est ni un crime contre l’environnement ni une solution miracle pour effacer le réchauffement climatique. Elle n’est pas non plus, comme certains l’affirment, l’apanage des réacs ou des égoïstes. Refuser par principe la climatisation, c’est prendre le risque de sacrifier des vies et de braquer une partie de la population contre la cause écologique. À l’inverse, la généraliser sans stratégie, c’est aggraver la crise climatique, accroître les tensions sociales et générer de nouvelles dépendances énergétiques. Il est donc grand temps que les pouvoirs publics se saisissent de cet enjeu et définissent une stratégie d’ensemble à moyen terme, plutôt que de continuer à prétendre qu’elle n’est pas un besoin, et d’investir en catastrophe dans des climatiseurs individuels lorsque survient une nouvelle canicule…

 

Olivier Costa – olivier.costa@cnrs.fr

 

N.B. Ni mon bureau ni mon logement ne sont climatisés, je ne fais pas partie des populations à risque, et je n’ai aucun intérêt dans cette industrie. Ce n’est donc pas un plaidoyer pro domo.

16 juin
6 min de lecture

There are anniversaries that elevate the soul, and then there are those that drag it down to the level of a boxing ring. To celebrate the 250th anniversary of the United States, Donald Trump has decided to turn the White House gardens into an arena where muscular athletes will exchange blows to the cheers of MAGA supporters. The president’s imposition of his personal tastes for these national celebrations – without any public discussion – is not a trivial matter. It’s a stark illustration of the authoritarian drift that has taken hold of the country over the past eighteen months.



Construction of the Ballroom at the White House, Washington, DC, 17 December 2025. Author: G. Edward Johnson. Creative Commons licence.
Construction of the Ballroom at the White House, Washington, DC, 17 December 2025. Author: G. Edward Johnson. Creative Commons licence.

Celebrating 250 Years with Punches and Kicks


There are many ways to celebrate a nation’s greatness. We remember the grand ceremonies and parades organized for the U.S. bicentennial in 1976, the French Revolution’s bicentennial in 1989, Queen Elizabeth II’s Diamond Jubilee in 2012, or the 70th anniversary of the People’s Republic of China in 2019. And then there’s the Trump way. As he prepared to celebrate both the nation’s 250th anniversary and his own 80th birthday, he had a peculiar idea: hosting a mixed martial arts (MMA) tournament – where nearly all moves are allowed –at the White House. To make it happen, a massive, half-dome metal structure was erected on the lawn, surrounded by towering bleachers, right next to the gaping construction site where his long-awaited ballroom is set to emerge.

 

Some might argue it’s unfair to criticize the president for his passion for MMA. After all, Jacques Chirac was a sumo wrestling enthusiast, Vladimir Putin practiced judo, and Emmanuel Macron has a taste for boxing. Besides, Trump is free to celebrate his birthday however he likes. But this event marked the official launch of the 250th-anniversary festivities on June 14. The athletes’ weigh-ins took place on the steps of the Lincoln Memorial, and they were even given a tour of the Oval Office before stepping into the octagon. This tournament could have been held at Mar-a-Lago, Trump’s private residence, or at any of his other properties. But no – it had to be at the White House. Five thousand guests, selected based on physical standards that would disqualify the president himself, were invited, while another sixty thousand watched the fights on giant screens set up on the National Mall. Trump is even considering making the structure – built by the Ultimate Fighting Championship (UFC) – a permanent fixture, dwarfing the most iconic building in the country. In a video posted to his official TikTok account on June 2, 2026, he declared the structure very beautiful and claimed a lot of people love it, drawing a parallel with the Eiffel Tower, which was also initially meant to be temporary.

 


The Age of Idiocracy

 

As the Turkish proverb goes, “When a clown moves into a palace, he doesn’t become king – the palace becomes a circus.” In the United States, idiocracy is no longer a theoretical possibility or a dystopian novel plot. It’s a reality. And it’s not the result of chance, but of a genuine epidemic of stupidity sweeping the nation. Now, unabashed foolishness reigns at the White House, under the high patronage of the UFC and Coors Light, with commentary by Tucker Carlson and Joe Rogan. It feels like an episode of Black Mirror written by a drunk screenwriter – but it’s real. A reality where the greatness of the American nation is measured by the number of fighters carried out on stretchers, the intensity of the crowd’s screams at the referee, and the size of the mob gathered on the National Mall to watch the brawls.

 

This isn’t about denigrating a popular spectacle or displaying class contempt. It’s about highlighting the sheer inappropriateness of the choice. MMA competitions – like monster truck shows, drag races, eating contests, rodeos, and pro wrestling – are staples of white trash culture. Everyone is free to enjoy them, even with a touch of irony. But is this really the way to celebrate a nation that has long considered itself the greatest, most advanced, and most democratic in the world? Is it fitting to honor the legacy of Thomas Jefferson, Abraham Lincoln, and Martin Luther King Jr. with a spectacle of athletes trading blows until knockout, in front of a roaring crowd of MAGA-cap-wearing, beer-chugging supporters?



Trump’s Narcissistic Drift

 

What’s most striking about this way of celebrating America’s 250th anniversary isn’t the choice of a tacky spectacle, but Trump’s imposition of his own interests and those of his most radical supporters – with no regard for the rest of the country, its heritage, or its international image. In everything, Trump prioritizes his own conceptions, tastes, and interests – and let’s not forget he bought 50,000 shares in the company organizing the fights just before announcing this grand event. He did the same with the other major 250th-anniversary event: a concert featuring pop musicians. When the artists discovered it wasn’t organized by the bipartisan America250 foundation – which has been planning the celebrations for a decade – but by the MAGA-affiliated Freedom250, they pulled out one by one. Furious, Trump announced in one of his nightly rants on Truth Social that he would replace the concert with a massive rally centered around himself – “Elvis Presley without a guitar,” as he put it. This is just the latest in a long line of egotistical moves, from slapping his name on the Kennedy Center and countless public buildings, to signing his autograph on bank notes, commissioning a giant golden statue of himself, and considering replacing the portrait on U.S. passports and a $250 bill with his own stern visage.

 

One might find dark humor in the absurd turn of Trump’s second presidency, which serves as a cautionary tale about electing an unapologetic populist. But it’s still depressing that a country that has produced so many scientists, musicians, activists, philosophers, leaders, inventors, and writers is celebrating its 250th anniversary with a spectacle of athletes beating each other up and yet another rambling speech from a bitter, narcissistic president. Yet the image of a ring where everyone ends up bloodied and bruised, each claiming victory, perfectly captures what the United States has become under Trump: a country that boasts louder than ever about its greatness and leadership (“the hottest country in the world,” in Trump’s words), even as it faces brutal economic, social, and cultural decline, unprecedented global hostility, and a tangle of unwinnable international conflicts.



The Fragility of Advanced Democracies

 

Trump’s navel-gazing also serves as a reminder of a cardinal principle of democracy: public officials hold temporary positions and must exercise their duties with humility and respect for institutions. Even under absolute monarchies, this was understood. The phrase “The king is dead, long live the king!”– first uttered at the funeral of French king Charles VIII in 1498 – emphasized the continuity of the office beyond the individual. Trump’s decision to celebrate the nation’s anniversary with his favorite spectacle is emblematic of an autocratic drift – just like his plan to redecorate the White House with excessive moldings and gold leaf, his order to demolish an entire wing to build a ballroom, his conversion of the Lincoln Memorial’s reflecting pool into a resort-style swimming pool, and his desire to erect a triumphal arch taller than the one at the Place de l’Étoile, in Paris. Trump has made no secret of his ambition to reshape the U.S. capital, boasting – with his usual humility – about his expertise in the matter. This kind of pretension is the hallmark of autocrats.

 

Trump’s hijacking of the 250th-anniversary celebrations of the Declaration of Independence also underscores a fundamental truth: democracy relies on the separation of powers and checks and balances. Even if the electoral process produces a leader with broad popular support – which was not the case for Trump in December 2024 – that leader must not be omnipotent. A system of institutions, procedures, and governing principles must constrain their actions and keep them focused on the public good. These mechanisms are currently at work in the United States: judges are blocking the president’s plans and invalidating his decisions; some Republican congressmen have broken ranks; the Democratic opposition is growing increasingly vocal; Congress is demanding accountability, particularly on the Iran dossier; and citizens are expressing their discontent on social media, in the streets, and through public opinion polls. The upcoming congressional elections are expected to deal the president a significant electoral setback, costing Republicans control of Congress.

 

However, Trump and his supporters’ disregard for the rule of law and the Constitution, combined with the influence of the tech and media moguls who still back him, limits the effectiveness of these checks. They have not prevented him from imposing his tastes, choices, and whims on both the domestic and international stages. This situation should serve as a warning about the potential excesses of populism, which thrives on cognitive decline, the erosion of education and information, the ubiquity of misinformation and mind-numbing entertainment, and the public’s fascination with charismatic leaders – those who can make snap decisions without bothering with analysis, science, or debate – and their contempt for countervailing powers (judges, media, opposition, civil society organizations) and the rights and interests of minorities.

Olivier Costa

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